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16 avril 2017

Accouplement 2

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Accoupler ces deux textes de Prévert pour en former un troisième en alternant une ligne de chaque texte

Premier jour

Des draps blancs dans une armoire
Des draps rouges dans un lit
Un enfant dans sa mère
Sa mère dans les douleurs
Le père dans le couloir
Le couloir dans la maison
La maison dans la ville
La ville dans la nuit
La mort dans un cri
Et l’enfant dans la vie.

Jacques Prévert

Le temps perdu

Devant la porte de l’usine
le travailleur soudain s’arrête
le beau temps l’a tiré par la veste
et comme il se retourne
et regarde le soleil
tout rouge tout rond
souriant dans son ciel de plomb
il cligne de l’œil
familièrement
Dis donc camarade Soleil
tu ne trouves pas
que c´est plutôt con
de donner une journée pareille
à un patron ?

Jacques Prévert

 

Le premier jour du temps perdu

Devant la porte de l’usine

Des draps blancs dans une armoire

Le travailleur soudain s’arrête

Des draps rouges dans un lit

Un enfant dans sa mère

Tout rouge tout rond

Sa mère dans les douleurs

Le beau temps l’a tiré par la veste

Le père dans le couloir

Souriant dans un ciel de plomb

Et l’enfant dans la vie

Il cligne de l’œil

La ville dans la nuit

Maïvon

 

Le temps perdu du premier jour

 

Dis-donc camarade soleil

Des draps rouges dans un lit

Souriant dans son ciel de plomb

Des draps blancs dans l’armoire

Et comme il se retourne

Le père dans le couloir

Il cligne de l’œil familièrement

Un enfant dans sa mère

Tout rouge tout rond

Sa mère dans les douleurs

Et regarde le soleil

La mort dans un cri

Dis-donc camarade soleil

Maïvon

 

Le premier temps du jour perdu

 

Le beau temps l’a tiré par la veste

La maison dans la ville

Le travailleur soudain s’arrête

Le couloir dans la maison

Et comme il se retourne

Des draps blancs dans une armoire

Et regarde le soleil

Des draps rouges dans un lit

Et cligne de l’œil

Le père dans le couloir

Dis-donc camarade soleil

Et l’enfant dans la vie

Maïvon

16 avril 2017

Inventaire « à la Prévert »

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Inventaire de mon espace de travail

 

Un pot en zinc un écran trois tiroirs

Un pingouin en tenue de jardin

Un pic vert trois pinsons

Et deux tourterelles

 

Un phare de Ford T1

Une lampe chromée

Un classeur une fenêtre et un rêve éveillé

Un pin un saule du typex

Trois pinsons un pic vert

Et deux tourterelles

 

Trois cahiers deux agendas

Un clavier une souris une tapette

Des  crayons à papier

Un  avion de papier

Trois moineaux un pic vert quatre mésanges

Et deux tourterelles

 

Un écran un pot à crayons

Une unité centrale

Trois  règles un gendarme en uniforme

Du Scotch et trois gommes

Une fenêtre un pic-épeiche

Trois mésanges deux pinsons

Et deux tourterelles

 

Un câble deux bafles

Trois baffes

Une collection de bic et un chiffon

Trois calendriers

Un pic vert trois pinsons

Et deux tourterelles

 

Une clé des gommes

2 cd et trois tableaux

Un livre deux livres trois livres

Trois étagères et des histoires volantes

Trois moineaux quatre mésanges

Un pic vert

Et deux tourterelles

 

Deux classeurs métalliques

Des papiers des papiers des papiers

Deux photos un muret

Des framboisiers

Un pic vert trois pinsons deux moineaux

Et deux tourterelles

 

Un halogène un fauteuil

Deux bureaux de l’herbe

Un fil à linge un tas de bois

Trois pinsons quatre mésanges

Un pic épeiche

Et deux tourtereaux

 

Une agrafeuse un téléphone

Un meuble trois tiroirs

Une sfr box et des connexions

Un ami virtuel

Des rosiers une rhubarbe

Quatre moineaux deux mésanges

Un pic vert trois pinsons

Et deux tourterelles

 

Des photos un Miro trois calendriers

Une multiprise une bâche bleue

Un tronc quatre toits

Des chenilles processionnaires

Un pic vert trois pinsons

Et deux tourterelles

 

Un écureuil…

16 avril 2017

Scène de ménage

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Ecrire une scène de ménage en y incluant  les expressions suivantes :

-          Laisse-moi finir ma phrase

-          Ça n’a rien à faire ici

-          Tu éludes la question

-          Tu dois finir par comprendre que

-          Il est indiscutable que

-          Ne change pas encore une fois de sujet

-          Tu dévies

-          Ça n’a rien à voir

-          J’ai déjà clairement établi que

-          Ce sont des anecdotes qui n’apportent aucune clarification

-          C’est ce qu’il peut sembler mais le fait est que

-          On doit se rendre clairement compte

H : Dis-donc, je viens de rentrer et j’ai encore trouvé toutes les portes ouvertes et personne à la maison.

F : Ah, bon ? C’est grave ?

H : Oui, c’est grave. N’importe qui pourrait…

F : Mais, il n’y a pas de voleurs ici.

H : Laisse-moi finir ma phrase, veux-tu ? N’importe qui pourrait entrer et faire ses emplettes. Qui le téléviseur, qui l’ordinateur.

F : Mais les gens ont déjà tout cela. Tiens ça fait bien longtemps que je n’ai pas entendu parler de cambriolages dans la région. D’ailleurs, rien n’a été volé, si ? Il manque quelque chose ?

H : Tu éludes la question. Tu dois finir par comprendre que notre maison n’est pas un moulin et qu’elle ne doit pas être ouverte à tout vent. Il est indiscutable que je tiens à mes affaires et que je n’aime pas que des individus viennent y mettre leur nez. Notre maison fait partie de notre intimité.

F : Parlons-en tiens de notre intimité ! J’ai encore trouvé tes chaussettes et ton slip au pied du lit ce matin.

H : Tu dévies. On n’en est pas à faire le catalogue de tout ce qui ne va pas. On en est à discuter de la fermeture de notre maison quand on n’est pas là. Ça n’a rien à voir avec les slips et les chaussettes.

F : On doit se rendre clairement compte que l’on n’accorde pas la même importance aux choses. D’ailleurs, il y a d’autres choses qui m’insupportent. Ton bol qui reste sur la table le matin et puis, tiens l’autre jour tu m’as coupé la parole pendant le dîner chez les Thieyre…

H : Ce sont des anecdotes qui n’apportent aucune clarification au fait que tu laisses tout ouvert.

F : J’ai déjà clairement établi que nous devrions prendre le temps de se poser et de mettre les choses à plat.

H : C’est vrai,la situation se dégrade entre nous. On ne trouve presque plus le temps de faire des choses ensemble.

F : Ça  n’a rien à faire ici. Chacun a ses activités et nous étions bien d’accord que cela participait de notre équilibre.

H : C’est ce qu’il peut sembler mais le fait est que nous pourrions vivre séparément et cela n’irait que mieux.

F : Tiens, l’autre jour Isabelle m’a raconté qu’elle et Thierry étaient allé voir un psychologue ensemble pour faire le point.

H : Ne change pas encore de sujet ! Il ne s’agit pas d’Isabelle mais de nous. Que reste-t-il aujourd’hui de notre complicité légendaire ? Est-ce l’habitude qui nous nuit ? Tu as raison, il faut qu’on se pose et qu’on discute.

A vous d’écrire votre scène de ménage…

16 avril 2017

Les « e » durs

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C’est une contrainte  de l’OULIPO

Un seul « e » par mot et en fin de mot.

Passe le tumulte  passe le camion-benne

Le silence arrive  le silence monte

De derrière le monte-charge

Apparaissent de nombreuses rates citadines

Grouillent grouillent rates turbulentes

Ramassent ramassent petites moyennes grosses miettes

Chaque semaine le même manège

Chaque semaine je regarde de l’étage

Chaque semaine le tumulte passe

Le silence monte le silence

 

Raté ! Première consigne oubliée.

 

Portuguaise de Lisbonne

Passe le photographe, passe le filmographe

Coule le jeu, coule le bleu

Comique manigance, tragique finance

Notre filmographe rapine

Notre photographe tire par rafale

Comique manigance, tragique finance

Une salle montre le Tage

Une salle montre le paysage

Portuguaise de Lisbonne

Attrape le sample, attrape le sample

 

A vous…

16 avril 2017

Générateur d’inspiration

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Pour ce générateur d’inspiration, chaque participant à tour de rôle,  a donné: un pays, un prénom féminin, un ressenti, une marque, une date, un prénom masculin, un proverbe, un cliché, un rêve, un cauchemar, un verbe, un nom, un adjectif, un adverbe, un ustensile, un nombre, un objet du quotidien, un déterminant, un lieu extérieur, une habitation. Il a fallu ensuite créer un texte qui les intègre tous.

Finlande,   Isabelle,   douceur,   Leclerc,   14 janvier 1992,   Fabien,   bien mal acquis ne profite jamais,   tous les manouches sont des voleurs,   voyage sur la lune,   le divorce,   vieillir,    cageot,   chaud,   souvent,   poêle à frire,   47,   tasse,   chaque,   terrasse,   yourte.

Isabelle après son divorce le 14 janvier 1992 n’a pas attendu la douceur des beaux jours pour rejoindre la Finlande et la yourte au fond des bois dans la région des grands lacs.

Après avoir vécu pendant 12 ans avec Fabien dans leur superbe maison du Vésinet, elle a tout quitté. Pas question pour elle de vieillir auprès d’un rejeton de la famille Leclerc si attaché à sa fortune pas toujours très régulière.

Appartement à Courchevel, villa à Saint-Raphaël, yacht dans les îles grecques, manoir en Bretagne et bien sûr leur 400 m2 au Vésinet meublés de magnifiques et surtout leurs très coûteux meubles design. Elle qui n’avait quasiment qu’une poêle à frire, deux tasses, une casserole, deux assiettes et des couverts dans un cageot à son arrivée à Paris s’est très vite laissée séduire par le luxe lorsqu’elle a rencontré Fabien qui fou amoureux d’elle la comblait de cadeaux.

Souvent la titillait le proverbe tant de fois martelé par ses parents : « bien mal acquis ne profite jamais » mais très vite elle le refoulait pour se couler dans sa vie de princesse adulée sans se poser de question. Et puis, à vivre dans ce monde de gens riches elle n’a pu s’empêcher d’être heurtée par les clichés égrenés lors des dîners mondains voire lors des dîners de charité. Combien de fois n’a-t-elle pas entendu « les manouches sont tous des voleurs », « les chômeurs sont des fainéants, s’ils le voulaient vraiment ils trouveraient du travail », « les pauvres, qu’est-ce qu’ils deviendraient sans notre argent ? » et autres poncifs de la droite libérale bien-pensante. Elle se taisait, réinventait son histoire pour échapper à sa conscience.

Petit à petit, cela la minait sournoisement jusqu’à l’empêcher de suivre Fabien dans les dîners. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait jusqu’au jour où elle a démarré son analyse. A chaque avancée dans son parcours, la prise de conscience s’accélérait. Jusqu’alors elle ne s’était pas intéressé à l’origine des fonds dont elle profitait sans se poser  de question. Le nouveau projet de Fabien était d’organiser un voyage sur la lune pour leurs 15 ans de mariage.  Ce projet d’un montant de 47 millions d’euro a mis le feu aux poudres entre eux.  La soudaineté de ce projet et cette arrivée d’argent dont s’enorgueillissait Fabien lui a fait prendre conscience qu’elle vivait dans un monde totalement surfait et décalé de la réalité.

Peu à peu, Isabelle a commencé à s’intéresser à la vie des gens. Elle a pris part par le biais d’associations à l’action envers les plus démunis, les étrangers, les prostituées du Bois de Boulogne, les SDF. Fabien l’encourageait car elle retrouvait de l’énergie et un certain allant. Mais pour lui ce n’étaient que des occupations comme aller faire du shopping ou passer sa matinée au centre de beauté sur les Champs-Elysées.

Puis elle a refusé d’aller à Courchevel, elle n’a pas honoré de sa présence les dîners  de Fabien. Elle préférait sortir et retrouver ses nouveaux amis. Fabien ne s’en offusquait pas car il la voyait revivre. Et pourtant leur complicité n’existait plus, ils ne faisaient plus rien ensemble.

Isabelle a rencontré Joonas, à Paris pour suivre la COP 21 et faire entendre la nécessité d’avancées significatives pour l’avenir de son Pays. Il lui a parlé des lacs, des forêts de la diversité de la nature finlandaise et de la vie simple qu’il menait là-bas. Ils ont vécu quelque chose de fort pendant cette COP 21. Quand il est partie Isabelle s’est sentie terriblement seule. Elle ne voyait pas comment vivre sans lui.

Lors d’un voyage de Fabien au Japon, elle a pris son billet pour la Finlande, pour retrouver Joonas. Elle a expérimenté la vie dans la yourte, la terrasse au bord du lac et le plaisir des choses simples.

A son retour en France, La seule chose qui lui faisait chaud au cœur était de se remémorer sans arrêt ce séjour en Finlande et d’imaginer sa vie avec Joonas. Elle a pris la décision de divorcer.

Et depuis le 14 janvier 1992 , Isabelle et Joonas coulent des jours heureux au pays des grands lacs.

A vous…

16 avril 2017

Trois points de vue

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Ecrire trois textes à la 1ère personne qui raconte une histoire avec deux personnages et moi. Histoire basée sur des observations.

1ère personne:

Ce matin il m’est arrivé un truc étrange. J’étais assise au café lorsqu’une dispute débuta au bar. Le ton montait de plus en plus, les clients comme aimantés, avaient tous tourné la tête vers le bar. Deux hommes s’envoyaient à la figure des noms d’oiseaux de plus en plus violents se reprochant l’un l’autre de vivre sur cette terre. L’un, portant casquette à l’envers et jogging à bandes blanches commençait à se mouvoir comme s’il allait partir lorsque l’autre hurlant des insanités l’attrapa par le col de son sweat blanc et lui mit un violent coup de tête. Le premier s’écroula, le nez dégoulinant de sang.  Le second comme pétrifié dans son imper à la Columbo restait là à regarder fixement devant lui. La barmaid effrayée n’avait pu intervenir avant que l’affaire ne s’envenime. Elle saisit son téléphone et s’éloigna un peu de la scène pour appeler la police. Je me précipitai vers l’homme à terre car il semblait inconscient et comme je viens de suivre un cours de secourisme, je n’ai eu aucun mal à le mettre en position latérale de sécurité faisant de son blouson posé sur le tabouret un coussin pour la tête. La police arriva sur ces entrefaites et intima l’ordre à l’assaillant qui n’avait pas bougé d’un pouce, de poser les mains et la tête sur le bar. Il commença à vociférer dans sa barbe quand les policiers à l’oreille efficace l’ont brutalement menotté et mis à genou. Je demeurai à côté du jeune homme à la casquette jusqu’à ce que les pompiers arrivent.

2ème personne:

Alors que j’étais tranquillement en train de boire mon petit verre de blanc au bar ce matin, un blanc-bec boutonneux me donna un coup de coude. Je lui demandai de me présenter des excuses quand il se mit à me traiter de tous les noms. Ayant essayé de lui rabattre le caquet je n’en pouvais plus. Mon sang n’a  fait qu’un tour et le coup de boule est parti. Surpris par mon manque de contrôle j’en restais stupéfié. C’est alors que les flics sont arrivés et m’ont brutalement menotté. Avant que je ne puisse dire ou faire quoi que ce soit, je me retrouvai à genou sur le carrelage du bistrot. J’ai bien évidemment fini au commissariat à deux rues de là où il m’a été bien difficile d’expliquer ma conduite. Depuis que je suis au chômage, je suis de plus en plus coléreux et la situation ne fait qu’empirer de semaine en semaine. Les catastrophes s’enchaînent.

3ème personne:

Comme tous les jours à 8h1/2 je suis allé prendre mon café au bar du Gallia avant d’aller bosser. Je buvais tranquillement mon kawa quand le mec d’à côté m’a demandé ce que j’avais. Il m’a dit de faire gaffe car soi-disant je venais de le bousculer. Je n’avais pourtant qu’à peine frôlé son coude. Je lui ai dit d’aller se faire foutre et que le bar était à tout le monde. Il a commencé à m’insulter et moi qui en connais un rayon niveau insultes j’ai embrayé. Je pensais qu’il allait se calmer et c’est là qu’il m’a foutu un coup de boule des familles. Je me suis réveillé aux urgences de l’hôpital Cochin, le nez comme une grosse patate douloureuse. Les flics sont venus m’interroger et m’ont fixé un rendez-vous pour le lendemain afin de déposer plainte. A midi, j’ai pu récupérer mon téléphone et appeler mon patron qui a commencé par m’engueuler avant que je puisse lui dire que j’étais aux urgences. J’espère que je ne vais pas perdre mon boulot à cause de cette histoire de mec à la con qui ne se contrôle pas.

A vous…

16 avril 2017

A supposer…

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A supposer que je sois un ver de terre, je deviendrais l’ami du jardinier, ma vie se passerait à creuser des galeries et à les arpenter mobilisant  -anneau après anneau- mon long corps invertébré pour couvrir des dizaines et des dizaines de mètres de couloirs sous la surface de la terre et si le jardinier était un tant soit peu éclairé, amateur de pratiques respectueuses de notre Dame Nature, j’aurais le privilège d’être reconnu comme auxiliaire au jardin et de ne plus être malmené par les labours profonds intempestifs qui finissent par affaiblir la terre au lieu de la régénérer mais il n’en demeure pas moins que si le jardinier me protégeait, d’autres vertébrés seraient à l’affût de la moindre de mes apparitions pour faire de mon corps protéiné l’apaisement de leurs estomacs insatiables participant  ou pas eux aussi à la bonne santé du substrat servant à agrémenter les jardins de beaux arbustes aux jolies fleurs odorantes ou à nourrir grassement les occupants de la propriété qu’ils soient modestes ou plus argentés d’au moins cinq beaux fruits et légumes par jour selon les recommandations de l’OMS, à supposer que je sois un ver de terre, j’aurais une vie trépidante alors que beaucoup de jeunes et moins jeunes humains ignorants me prennent pour un animal mou et inutile que l’on peut couper en deux sans sentiment croyant qu’ainsi je sois en capacité de me dédoubler alors qu’ils me donnent le coup de grâce, à supposer que je sois un ver de terre, ma vie serait trépidante.

A vous d’écrire un petit texte commençant par « A supposer que… »

 

Quelques haïkus sur le même thème:

Tortillons de terre

Lumbricina  au travail

Demain beau jardin

 

Ami du jardinier

A l’ombre des tunnels infinis

Je suis

 

Creusant mon chemin

aérant la belle terre

ami du jardinier

 

Tortillons de terre

Lumbricina protégé

Printemps désiré

16 avril 2017

80 ans…

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Ecrivez ce qui précède ( le début de cette histoire ) :

“Aujourd’hui j’ai quatre-vingts ans, je ne pensais pas vivre aussi longtemps. Tu pousses avec bienveillance mon fauteuil roulant dans le parc de la résidence. Il fait doux, les fleurs répandent dans l’air leur pollen allergisant. Je sens le vent dans mes cheveux gris, j’ai perdu tous mes amis. Mais toi t’es là. Et dire qu’à trente ans je ne t’envisageais toujours pas. »

 

Aujourd’hui je fête mon anniversaire. 80 ans, l’entrée dans le quatrième âge diront certains.  Pour moi, ce n’est que le long défilé de jours qui se suivent et se ressemblent.

6h je mets  mon poste de radio en marche sur France inter bien sûr, elle a toujours été ma radio préférée et aujourd’hui mon lien avec le monde tourbillonnant. J’écoute bien sagement au lit puisque je ne peux plus me lever seule. Vers 8h, l’infirmière, Cathie, arrive ainsi que mon auxiliaire de vie Jennifer. Elles conjuguent leurs efforts pour me lever et me préparer pour la journée. Depuis que je ne peux plus marcher j’ai pris du poids: l’inactivité ne me convient pas. L’infirmière quelle qu’elle soit est toujours pressée, elle enchaîne les levers, les toilettes, les prises de sang et autres soins. À 8H15, elle est déjà sur le départ. Jenny m’aide à préparer mon petit déjeuner. Quand elle est là je me sens encore utile alors que quand c’est Isabelle j’ai l’impression de ne plus être capable de rien . Dans sa générosité, elle fait tout, croyant m’epargner des efforts coûteux alors que je ne demande qu’à être encore active. J’ai encore de l’énergie même si mon corps est empêché. Je n’ose pas lui dire à Isabelle que j’aimerais qu’elle me donne de petites tâches à faire. J’ai peur de la froisser, qu’elle croit que son travail n’est pas bien fait. Il est vrai que parfois je m’y prendrai bien autrement mais je ne dis rien.

Avec Jenny, c’est différent. Elle m’associe à tout ce qu’elle fait. Elle sollicite mon avis elle me propose toujours de participer à la préparation des repas, au pliage du linge et autres tâches quotidiennes que jusqu’à mon AVC je faisais seule. Isabelle fait ce qu’elle a à faire,  elle est discrète. Jenny est bavarde, un peu trop parfois mais elle m’apporte les nouvelles de la ville, du quartier. Elle est avec moi jusqu’à 13h. Avant de partir, elle m’installe au salon. Sur la table roulante près du fauteuil j’ai mes mots croisés, mon journal, mon livre, une petite radio et la télécommande de la télé.

À 18h 30 elle revient, m’installe pour dîner puis aide l’infirmière à me coucher. Vers 20h je suis déjà au lit. Heureusement que tu m’as fait installer un lit médicalisé télécommandé,  la télé et le téléphone comme cela les soirées sont moins longues.

Parfois tu m’appelles pour savoir comment s’est passé ma journée. Tu as toujours quelque chose à me raconter de la tienne. Ça me fait du bien de t’entendre. Tu me parles de Gabriel et de Christelle,  de leurs vies familiales, l’un à Paris l’autre à Lyon. Ils passeront quelques jours à Noël à la Renardière où tu nous réunis tous les ans. Il a eu tant de cavalcade dans cette maison et quand nous y sommes je rajeunis. Je revois notre vie familiale,  Georges souvent dans son bureau,  toi et ton frère au salon. Aujourd’hui,  c’est ta famille qui en a pris possession.  Quand tout le monde est là la vie tourbillonne. Les enfants rien, jouent, se disputent, pleurent.  Et toi tu orchestres toute cette activité sans jamais te départir de ta bonne humeur.  Jean-René s’agace parfois mais le plus souvent il est au bureau comme ton père ou dans le parc.J’adore ce moment de vie intense et en même temps quand tu me ramènes à Quimper, j’apprécie de retrouver le calme de mon appartement dans la petite résidence de Pen-ar-prat. 

Dans ma semaine, mon rayon de lumière c’est ta venue le dimanche car avec toi  je sors de ma routine. Parfois tu viens avec Jean-René qui déjeune avec nous. Et quand il fait beau tu m’emmène au vallon Saint-Laurent prendre l’air. Parfois tu viens me chercher pour passer la journée de à Sainte-Marine. De temps en temps nous allons rendre visite à ma cousine Hélène à Loctudy . J’aimerais la voir plus souvent  mais c’est tellement compliqué les déplacements en fauteuil.  Je me rends bien compte des efforts que cela t’impose. Jamais tu ne t’en plains, toujours tu souris, toujours tu es enthousiaste. Comment fais-tu?

Aujourd’hui j’ai quatre-vingts ans, je ne pensais pas vivre aussi longtemps. Tu pousses avec bienveillance mon fauteuil roulant dans le parc de la résidence. Il fait doux, les fleurs répandent dans l’air leur pollen allergisant. Je sens le vent dans mes cheveux gris, j’ai perdu tous mes amis. Mais toi t’es là. Et dire qu’à trente ans je ne t’envisageais toujours pas.

A vous…

16 avril 2017

Ils vécurent enfants et firent beaucoup d’heureux…

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Ecrire  un texte ayant pour thème: « ils vécurent enfants et firent beaucoup d’heureux »

Ils jouaient tranquillement comme à leur habitude entre les marais et la mer, dans ce petit bois de pin et de tamaris où vivaient toutes sortes d’oiseaux. A quelques centaines de mètres de la maison, sans danger, sans être déranger par les promeneurs ils inventaient leurs histoires. Il y était question parfois de territoires et de châteaux, parfois de maisons et d’amis, d’autres fois de monstres et de gentils, d’extra-terrestres aussi, souvent. Leur imagination n’avait pas de limites. Ils avaient souvent rêvé quand le soir tombait de se cacher pour dormir dans leur cabane comme si après un naufrage ils se retrouvaient seul sur une île loin de toute vie humaine. Une fois, ils n’étaient pas rentrés à la nuit tombante, pour voir… La réponse avait été rapide : « Gaëtan, Rose-Anne, où êtes vous il est plus que l’heure de rentrer ! Gaëtan, Rose-Anne !» L’inquiétude pointait dans la voix de Frédéric. Ils s’étaient tus jusqu’à ce que leur père approche de la cabane. Là, ils sortirent comme des furies en hurlant : « A l’attaque ! Un pirate ! » Frédéric n’apprécia guère la plaisanterie et ils furent punis. Pendant quatre jours ils ne purent retourner sur leur terrain de jeu favori : consignés à la maison, obligés de suivre les adultes. La pire des punitions pendant leurs vacances estivales.

Pendant ces quatre jours ils imaginèrent comment la prochaine fois échapper à ce retour à la réalité si abrupt.Ils échaffaudèrent des plans tous plus farfelus les uns que les autres.

Le quatrième jour, il l’avait leur stratégie idéale.

Le lendemain matin, ils commencèrent leurs préparatifs pendant que Catherine était aux courses et Frédéric à la pèche avec un copain. Ils emballèrent leurs affaires avec soin et les cachèrent à l’arrière du cabanon près du ponton. C’était un tel fatras de bouées, de filets emmêlés et de casiers abandonnés que personne ne remarquerait leurs deux paquetages ficelés. Puis ils allèrent observer la rentrée des pêcheurs sur leurs canots toussotants. Frédéric arriva avec Jacques le panier plein de crabes. Jacques avait la clé du moteur à la main. Faisant semblant de se disputer pour porter le panier, Gaëtan bouscula la main de Jacques qui lâcha la clé. Voulant la ramasser, il ne la trouva pas au sol, elle était peut-être tombée dans l’eau et dans la vase.Tout le monde s’activa à essayer de retrouver la clé. En vain . Jacques se résigna car il en avait une deuxième à la maison mais tout de même cette perte était étrange…

L’après-midi se passa près de la cabane dans le bois à fignoler leur plan. Rose-Anne et Gaëtan étaient très excités mais ils se devaient de ne rien montrer. Ils passèrent leur soirée la plus sage à la maison. Ils se couchèrent même plus tôt qu’à leur habitude.

Le lendemain, un peu avant l’aube, ils étaient sur le pied de guerre et quittèrent la maison en catimini chargés de provisions. Ils prirent l’annexe du voilier, l’accrochèrent au canot de Jacques et montèrent à bord leurs provisions et leurs paquetages. Au lever du jour ils étaient déjà loin dans le canot toussotant sur la route des îles. Ils lâchèrent l’annexe familiale et la rame à quelques milles de la côte.

Là, ils laissèrent leur imagination prendre le pouvoir et  comme dans leurs jeux partirent cette fois pour de vrai à l’aventure, maîtres de leur destinée. Leur histoire était peuplée d’êtres de tous horizons, enfants bien entendu. Comme dans leurs rêves les plus fous, ils vécurent enfants et firent beaucoup d’heureux.

A vous…

16 avril 2017

ArchiteXte: tercets…

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A chaque lettre énoncée par les participants trouver un mot puis créer un tercet (texte à trois phrases d’une ligne) avec ces mots.


C             cadenas

Y             yoyo

S             sosie

Z             Zénon

F             filigrane

B             bulbe

P             poivre

E             écritoire

R             rustine

A             animal

I              indigeste

F             fermoir

 

Le sosie de Zénon jouait au yoyo au-dessus de l’écritoire

En filigrane le poivre indigeste montait au nez de l’animal

Un fermoir un cadenas au pire une rustine aurait suffit

 

Rustine cadenas fermoir

Bulbe indigeste poivre puissant

Zénon est le sosie de l’animal du manoir

 

Ecritoire fermoir yoyo

Animal indigeste

Le sosie de Zénon poivre le bulbe

A vous…

 

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