Desmotsdesimages

5 novembre 2013

L’atelier 26

Publié par Des mots...Des images... dans Atelier d'écriture, L'ATELIER

 

Demain c’est grand jour pour moi, il ne faut pas que je me couche trop tard. Les agents de la ville de Brunoy viennent chercher la suite cubique N°1 vers 16h. Il faut que je sois en forme pour l’inauguration surtout si je dois répondre aux questions des journalistes. Cet exercice m’est vraiment difficile alors il faut vraiment que je me porte comme le Pont-Neuf.

…Suite

Papa est un lève-tôt, alors à 7h je me réveille en entendant le café couler, les narines en alerte à l’odeur qui s’en dégage. Je leur ai laissé ma chambre pour dormir dans le canapé, pour quelques nuits ça va. Je m’habille rapidement pour filer chercher pains et croissants frais.

A mon retour, Maman est levée. Elle a meilleure mine ce matin : nous nous sommes couchés tôt.

Un bon petit déjeuner bien français dans l’estomac et nous montons Place d’Italie prendre le bus n° 27. Même si c’est plus long, pour rejoindre la rue des Epinettes, c’est plus sympa de voyager en bus. A Opéra, nous montons dans le bus n° 66 qui nous laissera rue de la Jonquière. Ce matin, il fait gris et froid, mais il ne pleut pas, ce qui nous a permis de traverser Paris en apercevant les différents monuments et de marcher tranquillement jusqu’au loft. Une camionnette d’artisan est garée devant.

- »Ah, ben, les Juliet n’ont pas perdu de temps on dirait. Les travaux ont déjà commencé. Comme cela vous aurez une idée grandeur nature du plan que je vous avais envoyé.

-Mais ils font des travaux et si ça ne te plaît pas, ma fille? dit mon père.

-Tu n’as pas compris, Papa,. Ils m’ont demandé un plan que j’ai esquissé et fait finaliser par Romain, mon ami architecte.

-Ah, ben, t’en profites pas un peu?

-Papa, c’est en quelque sorte une relation de mécénat qui démarre avec Dominique et Jacques Juliet. Ils y ont leur intérêt par rapport à des œuvres qu’ils pourraient m’acheter à des prix adaptés.

-Moi, je trouve cela curieux comme relation. Nous, qui ne sommes pas dans le monde des arts, avons du mal à nous représenter ce qui s’y passe.

-A vrai dire moi non plus je n’avais pas imaginé cela, mais j’en avais déjà entendu parler.

-L’important, dit Maman, c’est que les choses soient bien balisées et tu peux t’appuyer sur Christian Vasseur pour t’y aider. »

Je signale notre présence et explique aux deux plaquistes présents que je suis la future propriétaire de ce loft. La cloison de séparation de l’atelier et de l’espace de vie ainsi que celles de l’entrée sont déjà montées. Celles des chambres et de la salle de bains sont commencées. Les points d’eau sont installés. Cela donne une toute autre dimension à l’espace et nous permet sans difficulté d’imaginer l’appartement terminé.

Mes parents sont impressionnés par la taille de l’atelier. Il faut dire que vide, on s’y sent petit. Quand les différents placards auront été montés, nous aurons déjà une vision différente de l’espace. Et quand il sera rempli de mon barda, il paraîtra bien plus petit. Mais il faut bien reconnaître que c’est une chance inouïe d’avoir un atelier de cette taille-là.

Papa voit les défauts : la verrière qui sera source de refroidissement des lieux mais il trouve que l’idée des poêles à bois est bonne bien qu’à Paris s’approvisionner en bois n’est pas simple. Mais je me suis renseignée, cela est tout à fait possible, à un coût bien évidemment plus élevé qu’en province. Maman, elle, a repéré le jardin et imagine déjà les plantes que je vais pouvoir y mettre et comment je vais pouvoir m’aménager un petit coin repas pour en profiter aux beaux jours. Ils sont conquis par les lieux.

Nous laissons les ouvriers travailler et partons faire un tour de quartier, en passant bien évidemment par la Cité des Fleurs. Puis nous descendons l’avenue de Clichy et remontons la rue Caulaincourt pour rejoindre Montmartre et le bas de la rue Lepic où Maman se souvient d’un restaurant marocain qu’elle a fréquenté quand elle travaillait à Montmartre. Il existe toujours mais il n’est pas certains que les propriétaires soient les mêmes car à l’époque, il y a 20 ans, ils n’étaient déjà plus tout jeune. Nous décidons d’y faire notre pause déjeuner. Le restaurant a été repris par le fils et les tajines sont toujours aussi délicieux, par contre les prix ont beaucoup grimpé. Nous nous régalons et terminons par un thé à la menthe servi dans les règles de l’art.

J’abandonne les parents qui vont poursuivre leur visite, pour rejoindre l’atelier car il faut que je fasse un peu de place pour que les ouvriers de Brunoy puissent facilement enlever la suite cubique N°1. Papa et Maman me rejoindront par leurs propres moyens à la mairie de Brunoy pour assister à l’inauguration qui démarre à 18h.

A suivre…

Une Réponse à “L’atelier 26”

  1. Des mots...Des images... dit :

    Petite modif sur le dialogue qui était un peu mièvre dans la version précédente.

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