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16 avril 2017

Ils vécurent enfants et firent beaucoup d’heureux…

Publié par Des mots...Des images... dans Atelier d'écriture, BIENVENUE, Jouer avec les mots, LIBERTE, Non classé

Ecrire  un texte ayant pour thème: « ils vécurent enfants et firent beaucoup d’heureux »

Ils jouaient tranquillement comme à leur habitude entre les marais et la mer, dans ce petit bois de pin et de tamaris où vivaient toutes sortes d’oiseaux. A quelques centaines de mètres de la maison, sans danger, sans être déranger par les promeneurs ils inventaient leurs histoires. Il y était question parfois de territoires et de châteaux, parfois de maisons et d’amis, d’autres fois de monstres et de gentils, d’extra-terrestres aussi, souvent. Leur imagination n’avait pas de limites. Ils avaient souvent rêvé quand le soir tombait de se cacher pour dormir dans leur cabane comme si après un naufrage ils se retrouvaient seul sur une île loin de toute vie humaine. Une fois, ils n’étaient pas rentrés à la nuit tombante, pour voir… La réponse avait été rapide : « Gaëtan, Rose-Anne, où êtes vous il est plus que l’heure de rentrer ! Gaëtan, Rose-Anne !» L’inquiétude pointait dans la voix de Frédéric. Ils s’étaient tus jusqu’à ce que leur père approche de la cabane. Là, ils sortirent comme des furies en hurlant : « A l’attaque ! Un pirate ! » Frédéric n’apprécia guère la plaisanterie et ils furent punis. Pendant quatre jours ils ne purent retourner sur leur terrain de jeu favori : consignés à la maison, obligés de suivre les adultes. La pire des punitions pendant leurs vacances estivales.

Pendant ces quatre jours ils imaginèrent comment la prochaine fois échapper à ce retour à la réalité si abrupt.Ils échaffaudèrent des plans tous plus farfelus les uns que les autres.

Le quatrième jour, il l’avait leur stratégie idéale.

Le lendemain matin, ils commencèrent leurs préparatifs pendant que Catherine était aux courses et Frédéric à la pèche avec un copain. Ils emballèrent leurs affaires avec soin et les cachèrent à l’arrière du cabanon près du ponton. C’était un tel fatras de bouées, de filets emmêlés et de casiers abandonnés que personne ne remarquerait leurs deux paquetages ficelés. Puis ils allèrent observer la rentrée des pêcheurs sur leurs canots toussotants. Frédéric arriva avec Jacques le panier plein de crabes. Jacques avait la clé du moteur à la main. Faisant semblant de se disputer pour porter le panier, Gaëtan bouscula la main de Jacques qui lâcha la clé. Voulant la ramasser, il ne la trouva pas au sol, elle était peut-être tombée dans l’eau et dans la vase.Tout le monde s’activa à essayer de retrouver la clé. En vain . Jacques se résigna car il en avait une deuxième à la maison mais tout de même cette perte était étrange…

L’après-midi se passa près de la cabane dans le bois à fignoler leur plan. Rose-Anne et Gaëtan étaient très excités mais ils se devaient de ne rien montrer. Ils passèrent leur soirée la plus sage à la maison. Ils se couchèrent même plus tôt qu’à leur habitude.

Le lendemain, un peu avant l’aube, ils étaient sur le pied de guerre et quittèrent la maison en catimini chargés de provisions. Ils prirent l’annexe du voilier, l’accrochèrent au canot de Jacques et montèrent à bord leurs provisions et leurs paquetages. Au lever du jour ils étaient déjà loin dans le canot toussotant sur la route des îles. Ils lâchèrent l’annexe familiale et la rame à quelques milles de la côte.

Là, ils laissèrent leur imagination prendre le pouvoir et  comme dans leurs jeux partirent cette fois pour de vrai à l’aventure, maîtres de leur destinée. Leur histoire était peuplée d’êtres de tous horizons, enfants bien entendu. Comme dans leurs rêves les plus fous, ils vécurent enfants et firent beaucoup d’heureux.

A vous…

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