Desmotsdesimages

16 avril 2017

Scène de ménage

Publié par Des mots...Des images... dans Atelier d'écriture, BIENVENUE, Jouer avec les mots, LIBERTE

Cette proposition est issue de l’atelier d’écriture Architexte mené par Pascale

Ecrire une scène de ménage en y incluant  les expressions suivantes :

-          Laisse-moi finir ma phrase

-          Ça n’a rien à faire ici

-          Tu éludes la question

-          Tu dois finir par comprendre que

-          Il est indiscutable que

-          Ne change pas encore une fois de sujet

-          Tu dévies

-          Ça n’a rien à voir

-          J’ai déjà clairement établi que

-          Ce sont des anecdotes qui n’apportent aucune clarification

-          C’est ce qu’il peut sembler mais le fait est que

-          On doit se rendre clairement compte

H : Dis-donc, je viens de rentrer et j’ai encore trouvé toutes les portes ouvertes et personne à la maison.

F : Ah, bon ? C’est grave ?

H : Oui, c’est grave. N’importe qui pourrait…

F : Mais, il n’y a pas de voleurs ici.

H : Laisse-moi finir ma phrase, veux-tu ? N’importe qui pourrait entrer et faire ses emplettes. Qui le téléviseur, qui l’ordinateur.

F : Mais les gens ont déjà tout cela. Tiens ça fait bien longtemps que je n’ai pas entendu parler de cambriolages dans la région. D’ailleurs, rien n’a été volé, si ? Il manque quelque chose ?

H : Tu éludes la question. Tu dois finir par comprendre que notre maison n’est pas un moulin et qu’elle ne doit pas être ouverte à tout vent. Il est indiscutable que je tiens à mes affaires et que je n’aime pas que des individus viennent y mettre leur nez. Notre maison fait partie de notre intimité.

F : Parlons-en tiens de notre intimité ! J’ai encore trouvé tes chaussettes et ton slip au pied du lit ce matin.

H : Tu dévies. On n’en est pas à faire le catalogue de tout ce qui ne va pas. On en est à discuter de la fermeture de notre maison quand on n’est pas là. Ça n’a rien à voir avec les slips et les chaussettes.

F : On doit se rendre clairement compte que l’on n’accorde pas la même importance aux choses. D’ailleurs, il y a d’autres choses qui m’insupportent. Ton bol qui reste sur la table le matin et puis, tiens l’autre jour tu m’as coupé la parole pendant le dîner chez les Thieyre…

H : Ce sont des anecdotes qui n’apportent aucune clarification au fait que tu laisses tout ouvert.

F : J’ai déjà clairement établi que nous devrions prendre le temps de se poser et de mettre les choses à plat.

H : C’est vrai,la situation se dégrade entre nous. On ne trouve presque plus le temps de faire des choses ensemble.

F : Ça  n’a rien à faire ici. Chacun a ses activités et nous étions bien d’accord que cela participait de notre équilibre.

H : C’est ce qu’il peut sembler mais le fait est que nous pourrions vivre séparément et cela n’irait que mieux.

F : Tiens, l’autre jour Isabelle m’a raconté qu’elle et Thierry étaient allé voir un psychologue ensemble pour faire le point.

H : Ne change pas encore de sujet ! Il ne s’agit pas d’Isabelle mais de nous. Que reste-t-il aujourd’hui de notre complicité légendaire ? Est-ce l’habitude qui nous nuit ? Tu as raison, il faut qu’on se pose et qu’on discute.

 

Laisser un commentaire

benuzdansleblog |
Youngkempe |
MICHTO OU LA HAINE CRESCENDO |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Ecrivainamateurfr
| Lancel2012
| littérature et société 2012-13